Certaines histoires s'écrivent avec les pieds. D'autres, avec le cœur. Celle de Josimar Dias, que le monde entier connaît désormais sous le nom de Vozinha, appartient à la seconde catégorie. À 40 ans, le gardien du Cap-Vert vient de signer avec Colo-Colo, le club le plus titré du Chili — au terme d'une Coupe du monde qui a changé sa vie. La preuve, s'il en fallait une, qu'il n'est jamais trop tard pour réaliser ses rêves.
Il y a quelques semaines encore, Vozinha arrivait au Mondial 2026 sans contrat professionnel et quasi inconnu du grand public. À 40 ans, beaucoup pensaient que ses plus belles pages étaient derrière lui. Le football, lui, en avait décidé autrement.
« Les rêves n'ont pas d'âge » : à 40 ans, Vozinha vient d'en écrire le plus beau chapitre.
Un Mondial qui bouscule un destin
Tout au long du tournoi, le gardien capverdien s'est imposé comme l'une des plus belles révélations de la compétition. Dès l'entrée en matière, il a signé sept arrêts pour arracher un match nul historique, 0-0, face à l'Espagne, future championne du monde. Puis il a tenu tête à l'Argentine de Lionel Messi en huitièmes de finale, poussant les finalistes jusqu'à la prolongation avant une défaite serrée. Ses réflexes, son calme et son leadership ont fait de lui l'un des visages marquants du Mondial — au point que les partisans l'ont élu dans l'équipe type du tournoi.
Le téléphone a sonné… depuis le Chili
Les grandes performances finissent toujours par se remarquer. Le vendredi 24 juillet, le mythique Colo-Colo — club le plus titré du football chilien et seul représentant du pays à avoir remporté la Copa Libertadores — a confirmé un accord avec le gardien. Son président, Aníbal Mosa, a annoncé que Vozinha s'envolerait prochainement pour Santiago afin d'y passer sa visite médicale, avant d'être présenté au Stade Monumental. Le dirigeant a assumé une part de « marketing » dans l'opération, tout en insistant : le joueur « sort d'un très bon Mondial » et « est très apte sur le plan sportif ».
De l'ombre à la lumière
Le joueur : Josimar José Évora Dias, dit Vozinha, gardien du Cap-Vert.
L'âge : 40 ans, né à Mindelo, sur l'île de São Vicente.
Le club : Colo-Colo, le plus titré du Chili, accord annoncé le 24 juillet 2026.
Le fait d'armes : sept arrêts et un 0-0 face à l'Espagne, championne du monde.
La distinction : une place dans l'équipe type du Mondial, élue par les partisans.

Il n'a pas soulevé le trophée. Mais il a gagné quelque chose que personne ne pourra lui enlever : le respect de la planète football.
Une leçon de patience
À une époque où le football semble ne chercher que les prochaines vedettes de 17 ou 18 ans, Vozinha rappelle qu'il existe une autre façon d'écrire une belle histoire : avec de la persévérance, du travail et de la patience. Son parcours en dit long. Ce n'est qu'à 26 ans qu'il a signé son premier contrat professionnel, après des débuts dans des clubs semi-professionnels de son pays. Sa route l'a ensuite mené un peu partout — de l'Angola à la Moldavie, de Chypre à la Slovaquie, jusqu'au Portugal — loin des projecteurs. Il n'a jamais cessé de croire en lui. Et quand l'occasion de sa vie s'est présentée, il était prêt.
Bien plus qu'un simple transfert
Pour Colo-Colo, l'arrivée de Vozinha est un renfort de qualité. Mais elle symbolise aussi quelque chose de plus grand : la reconnaissance d'un joueur qui a conquis le cœur des amateurs par son courage, son humilité et son talent. Le phénomène a d'ailleurs largement débordé du terrain — en quelques heures, le gardien est passé de quelques dizaines de milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux à plusieurs millions, devenu du jour au lendemain un véritable héros populaire, à commencer par son pays, le Cap-Vert.



Le regard positif de La Touche
Dans un monde où les manchettes s'attardent souvent sur les conflits et les controverses, l'histoire de Vozinha rappelle pourquoi le sport demeure une formidable source d'inspiration. Il n'a pas gagné la Coupe du monde. Il n'a pas soulevé le trophée. Mais à 40 ans, alors que certains évoquaient la fin de sa carrière, il vient tout simplement d'en écrire le plus beau chapitre. Et c'est peut-être cela, la plus grande des victoires.
À 40 ans, Vozinha n'a pas seulement changé de club : il a rappelé au monde entier que les plus belles histoires ne connaissent pas de date de péremption.
À retenir
Révélation du Mondial 2026 avec le Cap-Vert, le gardien Vozinha, 40 ans, vient de s'engager avec Colo-Colo, le club le plus titré du Chili. Un aboutissement magnifique pour un joueur longtemps resté dans l'ombre, qui prouve qu'il n'est jamais trop tard pour réaliser ses rêves. Et vous, quelle belle histoire de ce Mondial vous a le plus marqué ?
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