57
Views

Ce Mondial 2026 ne cesse de nous surprendre. Au fil des 16es de finale, une étrange impression s’est installée : plusieurs équipes qui ont ouvert le score… ont fini par rentrer à la maison. Malédiction du premier but ou simple festival de remontées ? Regardons de plus près.

Une chose est sûre : dans ce premier tour à élimination directe, mener au score n’a jamais autant ressemblé à un piège. Des favoris ont cru avoir fait le plus dur en marquant les premiers, avant de voir l’adversaire tout renverser. Petit tour d’horizon de ces retournements qui ont tenu les spectateurs en haleine jusqu’à la dernière seconde.

Ouvrir le score et croire la qualification acquise : cette année, c’était souvent le début des ennuis.

Ces équipes qui ont mené… et pris la porte

Les exemples ne manquent pas. Face au Maroc, les Pays-Bas ont ouvert le score par Cody Gakpo (72e) avant d’être rejoints à la 90e+1, puis éliminés aux tirs au but. Menée à la pause par la RD Congo, l’Angleterre a dû s’en remettre à un doublé de Harry Kane pour renverser la vapeur (2-1). Le Japon, lui, croyait tenir son exploit face au Brésil après avoir ouvert le score, mais un but de Gabriel Martinelli dans le temps additionnel a brisé son rêve (2-1) — la troisième Coupe du monde d’affilée où les Japonais s’inclinent après avoir mené en phase finale.

Le scénario s’est répété jusque dans le choc entre légendes Portugal–Croatie. Les Croates ont pourtant frappé les premiers, par l’inusable Ivan Perišić (53e). Mais Cristiano Ronaldo a égalisé sur penalty — son tout premier but en phase à élimination directe en Coupe du monde — avant que Gonçalo Ramos, entré en jeu, n’offre la victoire aux siens d’une tête dans le temps additionnel (2-1). Un ultime espoir croate a même été refusé par la VAR en toute fin de match. Résultat : la Croatie est éliminée, et Luka Modrić dispute là, selon toute vraisemblance, son dernier Mondial.

Menés au score… puis éliminés

Pays-Bas Ouvrent le score (72e), puis battus par le Maroc aux tirs au but
RD Congo Menaient à la pause, renversés par l’Angleterre (2-1)
Sénégal Menaient 2-0, renversés par la Belgique (3-2 après prolongation)
Japon Menaient 1-0, renversés par le Brésil (2-1) dans les arrêts de jeu
Croatie Ouvre le score (53e), renversée par le Portugal (2-1) dans le temps additionnel

La palme revient à la Belgique

Mais le retournement le plus spectaculaire est à mettre au crédit de la Belgique. Menés 2-0 par un Sénégal séduisant, les Diables Rouges ont inscrit deux buts coup sur coup après la 85e minute — par Romelu Lukaku puis Youri Tielemans — pour arracher la prolongation. Et c’est finalement Tielemans qui, sur un penalty accordé à la 125e minute (après un recours à la vidéo très discuté), a offert la qualification (3-2). Ce but est présenté comme le plus tardif de l’histoire de la Coupe du monde. La Belgique devient ainsi l’une des rares équipes des dernières décennies à renverser un déficit de deux buts dans un match à élimination directe.

Deux buts d’avance, et pourtant tout à perdre : ce Mondial a rappelé qu’un match ne se gagne jamais avant le coup de sifflet final.

Alors, une vraie « malédiction du premier but » ?

Soyons honnêtes : non, ce n’est pas une règle immuable. Le Paraguay a bel et bien ouvert le score avant d’éliminer l’Allemagne, la Norvège a mené puis gagné face à la Côte d’Ivoire, et la France, tout comme les États-Unis, a marqué la première sans jamais trembler. Ouvrir le score reste, la plupart du temps, un avantage. Mais l’impression n’est pas complètement fausse pour autant : ce tour a offert une densité de remontées peu commune, au point que prendre les devants n’a jamais semblé aussi peu rassurant.

La vraie leçon de ces 16es

Au-delà des statistiques, ces matchs racontent tous la même chose : tant que l’arbitre n’a pas sifflé, rien n’est joué. Ceux qui menaient ont appris à ne jamais relâcher l’effort ; ceux qui étaient menés ont prouvé qu’il ne faut jamais baisser les bras. C’est peut-être là ce qui rend ce Mondial si addictif — cette certitude que, jusqu’à la dernière seconde, tout peut basculer.

Mener n’est pas gagner, être mené n’est pas perdu : sur un terrain comme dans la vie, c’est souvent celui qui y croit jusqu’au bout qui l’emporte.

À retenir

Pays-Bas, RD Congo, Sénégal, Japon, Croatie : plusieurs équipes ont mené avant de s’incliner dans ces 16es riches en remontées. La preuve, encore une fois, qu’en football rien n’est jamais écrit d’avance.

La Touche | Regard Positif sur le Monde

Cet article vous a-t-il été utile ?
👍 1 · 👎 0 · 1 avis
Article Categories:
Sports

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial