À mi-parcours de sa toute première saison, le Toronto Tempo n'est plus seulement un symbole : sur le terrain, la première équipe canadienne de la WNBA tient tête aux meilleures. Avec un bilan proche de l'équilibre et un mois de juillet très chargé, la franchise confirme, match après match, que le Canada avait toute sa place dans le basketball féminin professionnel.
On a longtemps dit que le Canada ne jurait que par le hockey. Mais depuis quelques années, le basketball y gagne un terrain immense — des Raptors champions de la NBA en 2019 à Shai Gilgeous-Alexander, meilleur joueur de la ligue. Il manquait une pièce au tableau : une équipe féminine professionnelle. Depuis le printemps, c'est chose faite avec le Tempo — et les débuts dépassent déjà les attentes.

« Tu peux le devenir si tu peux le voir » : pour des milliers de jeunes Canadiennes, le Tempo, c'est enfin un modèle à portée de main.
Une première saison plus qu'honorable
Personne n'attendait un miracle d'une équipe créée de toutes pièces. Et pourtant, à la mi-saison, le Tempo affiche un bilan tout près de l'équilibre — neuf victoires pour dix défaites — et reste bien en vie dans la course aux séries éliminatoires. Pour une formation d'expansion à sa première année d'existence, c'est un résultat remarquable. Portée par une belle adresse collective (près de 44 % de réussite au tir) et par des joueuses qui montent en puissance, comme Nyara Sabally ou María Conde, l'équipe a déjà offert à son public de belles soirées et des matchs accrochés jusqu'au bout.
Sandy Brondello à la barre
Pour lancer cette nouvelle ère, le Tempo s'est offert l'une des meilleures techniciennes de la planète : Sandy Brondello. Double championne de la WNBA, l'Australienne connaît la ligue sur le bout des doigts et incarne l'exigence des grands clubs. Sous sa direction, une équipe entièrement neuve a rapidement trouvé ses repères — la preuve qu'à Toronto, on n'est pas venu simplement participer, mais bâtir quelque chose de durable.
Le Toronto Tempo en bref
PremièrePremière équipe de la WNBA établie hors des États-UnisDébutMatch inaugural le 8 mai 2026, au Coca-Cola Coliseum de TorontoÀ la mi-saisonUn bilan proche de l'équilibre, toujours dans la course aux sériesEntraîneuseSandy Brondello, double championne de la WNBAPartout au paysDes matchs à domicile aussi à Vancouver et à Montréal

Un mois de juillet à ne pas manquer
Pour qui voudrait découvrir l'équipe, le moment est idéal : juillet est l'un des mois les plus chargés du calendrier. Le Tempo enchaîne les rencontres face à de grosses cylindrées de la ligue — Dallas, Golden State, le New York Liberty ou encore Atlanta —, autant d'occasions de vibrer au Coca-Cola Coliseum, une salle à taille humaine dont l'ambiance est déjà réputée dans toute la ligue. Billets accessibles, atmosphère festive et familiale : c'est l'une des plus belles sorties sportives de l'été canadien.
Une équipe qui traverse le pays pour jouer devant les siens : le Tempo transforme une saison de basketball en véritable fête nationale.
L'équipe de tout le Canada
Car le Tempo l'a promis dès le départ : il ne veut pas être seulement l'équipe de Toronto, mais celle de tout le pays. Pour sa saison inaugurale, la franchise dispute ainsi certaines de ses rencontres à domicile à Vancouver et à Montréal, afin d'aller à la rencontre de ses partisans d'un océan à l'autre. Un pari gagnant : lors d'un premier match de la WNBA présenté à Vancouver, près de 16 000 spectateurs avaient répondu présent, dans une ambiance saluée comme « électrique ».



Un tremplin pour le sport féminin
L'arrivée du Tempo dépasse largement le cadre du sport. Elle s'inscrit dans un élan formidable pour le sport féminin au Canada, aux côtés de la Ligue professionnelle de hockey féminin et de la nouvelle ligue de soccer féminin. Pour toute une génération de jeunes filles, voir des athlètes de haut niveau évoluer chez elles, sous les projecteurs, change tout. Comme les partisans aiment à le rappeler, ce que les Raptors et Vince Carter ont fait naître il y a trente ans, le Tempo pourrait bien le refaire — cette fois au féminin.
Une première historique, une entraîneuse de renom et une saison inaugurale déjà pleine de promesses : le Toronto Tempo ne fait que commencer, et le Canada est déjà conquis.
À retenir
À la mi-saison, la première équipe canadienne de la WNBA affiche un bilan honorable et enflamme les foules d'un océan à l'autre. Portée par l'entraîneuse Sandy Brondello, le Toronto Tempo incarne l'essor du sport féminin au pays. Et vous, irez-vous les encourager cet été ?
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