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Des chercheurs québécois ont découvert que deux molécules naturelles — dont l’une extraite de l’écorce de bouleau — pourraient bloquer des virus redoutables tels que le VIH, le virus Ebola, la dengue, et même le SARS-CoV-2. Ces résultats, publiés dans la revue scientifique Chemistry – A European Journal, ouvrent la voie à de potentiels traitements antiviraux à large spectre.

🧬 Des saponines bioactives aux effets antiviraux

Sous la direction du professeur Charles Gauthier, une équipe de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a modifié chimiquement deux molécules naturelles :

  • L’acide bétulinique, extrait du bouleau et du champignon Chaga,
  • L’acide échinocystique, présent dans le tournesol et d’autres plantes.

En leur ajoutant un sucre spécifique (Lewis X), les chercheurs ont créé des composés appelés saponines, qui présentent de multiples avantages :

  • Solubles dans l’eau
  • Faciles à intégrer dans l’organisme
  • Non toxiques pour les cellules humaines

🔬 Un mode d’action unique

Les saponines agissent en se fixant à un récepteur clé du système immunitaire, utilisé comme porte d’entrée par plusieurs virus pour infecter les cellules humaines. Ce mécanisme d’inhibition pourrait donc fonctionner contre plusieurs agents pathogènes, y compris le VIH, Ebola, la dengue, et même le COVID-19.

“Nos résultats suggèrent que ces saponines sont prometteuses pour prévenir les premières étapes de l’infection par le VIH-1 tout en restant relativement non toxiques in vivo”, indique le professeur Gauthier.

🌱 Un potentiel durable et écoresponsable

L’intérêt de cette découverte est également écologique : l’acide bétulinique se trouve en grande quantité dans les écorces de bouleau, un résidu souvent jeté ou brûlé par l’industrie forestière.

“On pourrait valoriser ces résidus en extrayant ces molécules antivirales naturelles”, explique Charles Gauthier, également membre de l’Unité mixte de recherche INRS-UQAC en santé durable.

🔍 Une piste vers de futurs traitements et vaccins

Les scientifiques voient encore plus loin : les saponines pourraient non seulement prévenir les infections virales, mais aussi être intégrées comme adjuvants dans les vaccins, grâce à leur capacité à transporter des molécules (liposomes, micelles) dans le corps.

Enfin, l’équipe travaille déjà sur d’autres composés issus des fruits de la forêt boréale, jamais étudiés auparavant, qui pourraient révolutionner les traitements antibiotiques.

📌 En résumé :

  • Deux molécules naturelles modifiées bloquent plusieurs virus majeurs
  • Création de saponines solubles, non toxiques et prometteuses
  • Valorisation potentielle des résidus forestiers (écorce de bouleau)
  • Applications envisagées : antiviraux, vaccins, traitements préventifs
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Sciences & Santé

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