Le 20 mai 2025, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a officiellement adopté le tout premier accord mondial sur les pandémies lors de la 78e Assemblée mondiale de la Santé à Genève. Ce traité, fruit de plus de trois ans de négociations, vise à renforcer la coopération internationale pour prévenir, préparer et répondre efficacement aux futures pandémies.
🤝 Une adoption quasi unanime
L’accord a été approuvé par 124 pays membres, sans opposition, tandis que 11 nations se sont abstenues, dont la Pologne, Israël, l’Italie, la Russie, la Slovaquie et l’Iran. Les États-Unis, quant à eux, n’ont pas participé au vote, ayant précédemment retiré leur soutien à l’OMS.
🧬 Principaux objectifs de l’accord
L’accord établit un cadre pour :
- Améliorer la coordination internationale en matière de surveillance et de réponse aux pandémies.
- Assurer un accès équitable et rapide aux vaccins, traitements et outils de diagnostic.
- Renforcer les systèmes de santé nationaux et promouvoir la couverture santé universelle.
- Mettre en place le Système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages (PABS), qui prévoit notamment que 20 % de la production de vaccins en cas de pandémie soient mis à disposition de l’OMS, dont 10 % à titre gracieux.
🌐 Respect de la souveraineté nationale
L’accord précise qu’aucune de ses dispositions ne confère à l’OMS le pouvoir d’imposer des mesures spécifiques aux États membres, telles que des restrictions de voyage, des obligations de vaccination ou des confinements. Chaque pays conserve sa souveraineté en matière de santé publique.
🔜 Prochaines étapes
Bien que l’accord ait été adopté, certaines annexes, notamment celles concernant le système PABS, doivent encore être finalisées. L’accord entrera en vigueur après la ratification par au moins 60 pays, un processus qui pourrait s’étendre sur les deux prochaines années.
