25 juin 2025 – Face à une sécheresse persistante et à une pression croissante sur ses ressources en eau, le Maroc accélère sa stratégie hydrique. Le gouvernement vient d’annoncer l’entrée en phase active de quatre nouvelles usines de dessalement de l’eau de mer, couplées à des infrastructures vertes de transport de l’eau et d’énergie renouvelable.
🌊 Dessalement au service de l’agriculture et des villes
Les sites seront répartis sur les zones les plus exposées à la pénurie d’eau : Agadir, Safi, Dakhla et Nador. Chaque usine aura une capacité de traitement comprise entre 100 000 et 300 000 m³/jour, alimentant :
- Les systèmes d’irrigation agricoles prioritaires
- Les zones urbaines en croissance rapide
- Les réserves d’eau souterraines menacées
Le but est de réduire la dépendance aux barrages et aux nappes phréatiques surexploitées.

⚡ Énergie solaire et éolienne pour alimenter le réseau
Les usines seront 100 % alimentées par des sources renouvelables, notamment :
- Centrales solaires de Ouarzazate et Midelt
- Parcs éoliens de Tarfaya et Taza
- Une nouvelle ligne électrique haute tension dédiée, en cours de finalisation
Ce choix permet au Maroc de verdir ses infrastructures hydriques, tout en maintenant ses engagements climatiques.
🛠️ Pipelines et transfert d’eau interrégional
En parallèle, un réseau de pipelines intelligents est en construction pour :
- Transporter l’eau dessalée jusqu’aux zones intérieures agricoles
- Optimiser la distribution selon les saisons et les besoins
- Réduire les pertes hydriques grâce à la télémétrie
Ce réseau sera géré par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).
🤝 Partenariats public-privé et financements internationaux
Les projets mobilisent un investissement global de 3,2 milliards d’euros, incluant :
- Des financements européens (BEI, KfW)
- La Banque africaine de développement
- Des opérateurs privés marocains et espagnols (SUEZ, Abengoa, Nareva)

🌍 Vers une souveraineté hydrique résiliente
Avec ces projets, le Maroc ambitionne de devenir un modèle africain de gestion durable de l’eau, face au changement climatique. Le pays souhaite tripler ses capacités de dessalement d’ici 2030, et porter la part des renouvelables à 52 % du mix énergétique d’ici 2030.
✅ Conclusion
Le Maroc fait de l’eau un enjeu stratégique, au croisement de l’innovation, du climat et de la souveraineté. Ses nouvelles usines de dessalement propulsées par des énergies vertes illustrent une transition hydrique et énergétique exemplaire au cœur du Maghreb.


